Entretien avec Ginie Van de Noort, une femme d’exception

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Ginie, quel est ton parcours ?

Je souhaitais être journaliste. Etant boursière, j’ai passé le concours de la seule école de journalisme publique reconnue par la profession : le CELSA. J’ai été reçue et suis ainsi arrivée à Paris à 18 ans. Pour financer mes études, j’ai fait du mannequinat et ai travaillé chez RTL pendant 3 ans avec Philippe Labro, Nagui, Christophe Dechavanne…. J’ai poursuivi mes études à l’Institut Français de Presse et défilais aux quatre coins de la planète au rythme des Fashion week pour Yves Saint Laurent, Christian Dior, Carven, Sonia Rykiel… J’étais aussi Miss météo dans La Grosse émission sur la Chaine Comédie avec Cyril Hanouna, Jonathan Lambert, Kad et Olivier,  et intervenais dans les chroniques « On a testé pour vous » de l’émission de Laurent Ruquier. En 2005, Vincent Bolloré m’a demandé d’animer l’émission quotidienne « Avant tout le Monde », puis « Fashion 8 ». En 2009, j’ai commencé à rédiger des articles pour les magazines ELLE, L’Optimum, Parents et A Nous Paris et j’ai rejoint la chaine MCS Bien-Etre l’année suivante pour animer « Look & Vous », puis le « Zap de la semaine » pour Bpifrance.

Je connais ton engagement pour la protection animale. Peux-tu nous préciser tes actions  ?

Quand j’étais petite et que l’on me posait la question de ce que j’aimerais faire plus tard, je répondais « sauver les animaux comme Brigitte Bardot ». J’ai grandi à la campagne entourée d’animaux et j’ai toujours été sensible à leur protection et à leur défense. Quand vers 7-8 ans j’ai compris ce qu’était réellement la viande (le cadavre d’un animal, né puis tué pour être mangé), je suis devenue végétarienne, je n’en ai jamais remangé depuis. Je ne porte pas de fourrure et ai adopté 3 chiens à la SPA. Savoir un animal en souffrance m’est insupportable. J’ai créé les pages Atout SPA et Action Animaux sur Facebook, cela nous permet de placer des animaux, d’organiser des sauvetages, de mettre en place des co-voiturages, d’annoncer les manifestations… Aujourd’hui, je soutiens plusieurs associations (L214, Peta, One Voice, Fondation Bardot, OABA, IFAW, CRAC…). Certaines associations moins connues font un travail colossal avec une motivation sans faille. La SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des Villes 68 rue Gabriel Péri 92320 Châtillon 01 42 53 27 22) par exemple, il m’est arrivé plusieurs fois de leur apporter des pigeons blessés tard le soir, et Renata m’a toujours ouvert la porte pour tenter de les sauver. A Cassagnes, dans le 46, Verena Fiegl de La Ferme des Rescapés recueille de nombreux animaux en détresse et a également besoin d’aide. Il faut soutenir toutes ces associations, car la maltraitance animale est sans limite. La Chasse, l’expérimentation animale, la corrida, les cirques, la fourrure, le foie gras…la liste des atrocités faites à ces petits êtres est interminable. De quel droit l’homme s’autorise t-il à infliger ces souffrances aux animaux ? L’exploitation actuelle des animaux et de notre planète est honteuse.

Tu es administratrice de la SPA également

J’ai choisi de m’impliquer davantage dans la SPA car c’est la plus ancienne (elle a été créée en 1845) et j’ai pensé qu’elle avait les moyens humains et financiers d’œuvrer pour les animaux. Je suis bénévole et donatrice dans cette association depuis presque 10 ans. En 2013, j’ai été élue administratrice de la SPA, et je prends donc part aux décisions qui déterminent la politique générale de l’association, les missions des dispensaires, refuges et fourrières dont nous avons la charge. Ma mission est également d’exercer un contrôle permanent de sa gestion. J’ai été réélue à ce poste en 2016 pour un mandat de 3 ans. Bien évidemment je fais ces activités à titre bénévole. Mardi 11 juin 2014, nous sommes parvenus, grâce à une enquête de plusieurs années de la Cellule anti-trafic à démanteler l’important trafic d’animaux des quais de la Mégisserie à Paris. Plus de 200 malheureux chatons et chiots ont été saisis dans un triste état dans 7 animaleries. Savoir qu’ils sont désormais à l’abri de toute maltraitance n’a pas de prix.

Quelles sont tes actualités ?

Aujourd’hui, je rédige les pages Animaux dans les magazines ELLE, Maison & Jardin. J’ai réalisé une enquête sur les espèces en voie de disparition pour A Nous Paris, d’autres sur l’expérimentation animale ou encore les abandons de l’été dans Télestar. En fait, je suis journaliste pour une dizaine de magazines dont Madame Figaro, Télé 7 Jours, Le Parisien Magazine…et couvre des thématiques variées comme la Déco, la mode, la beauté, le  tourisme et les tendances alimentaires. J’anime également des plateaux TV sur les sujets de la nutrition, de l’innovation alimentaire, mais aussi du numérique et du digital.

D’une nature très curieuse, je fais un métier passionnant. Il me permet de voyager, de faire de belles rencontres, d’être entourées de personnes extraordinaires. Mais je ne peux pas pour autant dire que je sois heureuse. Comment pourrais-je l’être en sachant que sont envoyés chaque jour des milliers d’innocents à l’abattoir ?

Quelles suggestions proposes-tu aux particuliers afin que les animaux soient considérés comme des êtres sensibles et intelligents ?

La liste est longue, mais s’il ne faut en retenir que trois, je dirais :

  1. La stérilisation des animaux domestiques est cruciale, tant pour les animaux que pour leurs propriétaires. Elle permet (entre autre) d’éviter les infections urinaires et les tumeurs aux poumons. Il faut savoir qu’une fois qu’un chien ou qu’un chat est stérilisé, il sera apaisé et ne fuguera plus pendant la saison des amours. Les animaux stérilisés sont moins nerveux car ils ne sont plus perturbés par leurs hormones.
  2. Un animal ne s’achète pas. Acheter un animal chez un éleveur ou dans une animalerie n’a pas de sens quand on sait qu’il y a tant d’animaux à adopter qui attendent une famille dans les refuges. On trouve toutes sortes d’animaux, des adultes, mais aussi des bébés, des croisés et des chiens de races, des petits pépères qui n’ont pas eu une vie facile, d’autres qui sont victimes du divorce, d’un déménagement ou du décès de leur propriétaire.
  3. Limitez votre consommation de viande

Je suis végétarienne depuis bientôt 30 ans maintenant et je n’ai jamais regretté mon choix. Il est inconcevable pour moi de manger le cadavre d’un animal quel qu’il soit. Plus les années passent et plus les études démontrent que manger de la viande est mauvais pour la santé. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a même mis en évidence fin 2015 que le fait de manger de la viande rouge et de la charcuterie augmente le risque de cancer.

Grâce à l’extraordinaire association L214 que je soutiens, certain commencent à ouvrir les yeux sur la réalité des techniques d’abattage et les souffrances inimaginables subies par les animaux. Croire que l’on est capable de tuer sans souffrance est aussi stupide que de croire que l’eau ne mouille pas. Acheter de la viande, c’est cautionner la souffrance animale. Le nier est de la pure schizophrénie. En tant que consommateur, nous avons le pouvoir de changer les choses. Chacun doit faire son choix et assumer. J’ai fait le mien.

J’aime les animaux et je les aime vivants !

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