Bonjour Hélène,
Tous mes vœux ! Nous sommes à la Préfecture de Police au mois de janvier 2026 et nous avons la joie de nous entretenir alors que Paris brille encore de mille feux. Je découvre votre bureau et la décoration personnelle qui donne envie de mieux connaître et partager ce qui vous anime.
Je repense aussi à une visite exceptionnelle en ce lieu emblématique qu’est la PP de mon interview de M. Laurent NUÑEZ, alors préfet de police. Paris s’apprêtait à scintiller pour les JOP. Une pleine réussite.
Depuis un mois, vous êtes la nouvelle Porte-parole et Cheffe du service communication de la Préfecture de Police. Racontez-nous
Tout d’abord Miss Konfidentielle, je vous souhaite tous mes vœux ainsi qu’à tous vos lecteurs.
Ma prise de fonction est toute récente puisqu’elle date d’un mois, et ce que je vis me plaît déjà beaucoup !
Je suis policière, commissaire divisionnaire, et mon parcours je l’ai fait principalement sur le terrain.
Aujourd’hui, valoriser le travail des policiers de la police, expliquer ce qu’ils vivent au quotidien auprès de la population prend tout son sens. Je me sens à ma place.
Excellente nouvelle. La mission de porte-parolat, c’est quoi à la PP ?
La mission de porte-parole, c’est :
Expliquer,
Décrypter l’action de la Préfecture de police et de l’ensemble de ses agents,
Valoriser certaines actions véritablement essentielles et qui sont peu connues du grand public.
Et c’est Incarner, donc être aussi un des visages de la Préfecture de police.
Et la mission de Cheffe du Service Communication ?
Il ne s’agit pas seulement de la représentation, même si c’est la partie la plus visible de la mission.
C’est aussi diriger au quotidien une équipe, un service qui traite des sujets qui font l’actualité de la préfecture de police. Cela passe par les relations presse, la création de contenus pour nos réseaux sociaux et pour nos publications diverses…
Ce sont donc des missions extrêmement variées. Toujours dans cet objectif d’expliquer et de valoriser les missions de la Préfecture de Police.
Ce que je trouve intéressant à vous écouter est que tout cela vous semble naturel
Vous savez, j’ai été commissaire de police en Sécurité Publique et quand on est cheffe d’une circonscription de sécurité publique, que ce soit à Paris ou en province, l’une des missions essentielles, c’est de rendre compte à la population de ce que nous faisons pour sa sécurité.
Et finalement, je trouve qu’il y a quelque chose de très similaire entre le travail de la Porte-parole et le travail du chef de circonscription qui vient dans les réunions d’habitants expliquer, décrypter les missions de la police et les résultats obtenus.
Pourquoi le choix de la Police ?
C’est d’abord un choix de passion, parce que je pense que c’est un métier difficile et qu’il ne peut se faire sans passion.
Et j’ai l’envie chevillée au corps.
Je n’avais pourtant pas de policier dans mon environnement familial ou amical, du moins pendant ma scolarité.
Mais un rêve de petite fille qui est né, notamment par des séries télévisées et qui s’est construit aussi avec la lecture et les interviews des premières commissaires de police. Des grandes pionnières qui nous ont ouvert la voie et ont sans doute vécu des difficultés encore plus grandes parce qu’elles étaient des femmes.
Quelles sont ces pionnières inspirantes ?
Ce sont bien sûr Martine MONTEIL, Mireille BALLESTRAZZI ou encore Danielle THIERY…
Elles sont devenues commissaires de police parmi les premières et ont mené de brillantes carrières dans une institution à l’époque très majoritairement dirigée par des hommes.
S’agissant de Martine MONTEIL, je lisais, adolescente, avec beaucoup d’admiration ses interviews alors qu’elle était Cheffe de la BRB puis de la Crim.
Et lorsque j’ai moi-même passé le concours de commissaire de police, elle était présidente du jury. Je l’ai donc rencontrée pour la première fois le jour de mon « grand oral ». Une pression supplémentaire mais quel honneur de défendre mon envie de faire ce métier devant elle !
Excellent ! Quel est votre parcours à retenir ?
Après mes études à Sciences Po Toulouse, j’ai d’abord été attachée de préfecture. J’ai exercé dans le département de l’Orne à compter de 2003 comme chargée de communication puis cheffe de cabinet.
A l’orée de mes 30 ans, mon rêve de petite fille m’a rattrapée.
Ce concours de commissaire de police que je préparais, et bien je l’ai passé et je l’ai obtenu en 2009.
En premiers lieux, à l’issue de ma scolarité de deux ans, deux postes en sécurité publique dans l’Eure-et-Loir, d’abord à Chartres en 2011, puis à Dreux en 2014, deux circonscriptions passionnantes avec des problématiques sécuritaires très différentes.
Ensuite une envie de Police judiciaire qui m’a amenée à la Direction Interrégionale de la Police Judiciaire d’Orléans en 2017 en tant que cheffe des divisions opérationnelles. Cela consistait à diriger l’ensemble des groupes d’enquête (brigade criminelle, brigade des stups et division économique et financière).
En 2019, j’ai rejoint l’état-major de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) d’abord en tant que coordonnateur puis en tant qu’adjointe au chef d’état-major. Cela consistait notamment dans le traitement de l’information opérationnelle qui remontait de l’ensemble du territoire et dans la gestion des crises. Pendant ces quatre années, de nombreuses crises aiguës ont été traitées.
Et puis, retour sur le terrain en 2023 en tant que commissaire centrale du 16ᵉ arrondissement de Paris, premier poste à la Préfecture de police de Paris. Un arrondissement complexe mais passionnant où j’ai pu notamment participé à la sécurisation de Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.
Et aujourd’hui donc, depuis un mois, ces fonctions de Porte-parole et de Cheffe du Service de la Communication de la Préfecture de Police.
Que dire sur le contexte de votre nouveau rôle ?
Le service de la communication de la Préfecture de police de Paris est rattaché au cabinet du préfet de Police.
Et la Préfecture de police n’est pas uniquement la police, c’est aussi une préfecture. C’est une institution unique en France, une structure très intégrée sous l’autorité du préfet de police, M. Patrice FAURE regroupant l’ensemble des services qui concourent à la sécurité dans l’agglomération parisienne (Paris et les trois départements de petite couronne). Le préfet de police a aussi la casquette de préfet de zone de défense. Il a donc autorité sur l’ensemble de l’Ile-de-France pour certaines compétences (c’est le cas notamment pour la gestion des crises météorologiques, comme l’épisode neigeux que nous venons de vivre).
Et le Service de la Communication de la Préfecture de Police a pour mission de valoriser l’ensemble de ces métiers.
Est-ce que vous auriez des messages à faire passer à tous ceux qui nous lisent en ce début d’année 2026 ?
J’arrive avec beaucoup d’humilité parce que je ne connais pas encore l’intégralité des métiers de la Préfecture de Police.
Cela demande d’abord de rencontrer les agents de la Préfecture de Police qui font des métiers parfois méconnus.
Apprendre aussi des techniques de communication pour savoir expliquer à la population avec pédagogie.
Et puis incarner cela fait sans doute partie des choses qui me tiennent le plus à cœur.
Je suis très attachée à ce que les agents de la Préfecture de Police se sentent représentés, ne se sentent pas trahis dans les messages que je vais pouvoir porter.
Vous allez être de plus en plus sollicitée par les media
Absolument. Cela fait partie des découvertes.
C’est enthousiasmant !
Prendrez-vous le temps de vivre vos autres passions ?
Ce métier prend beaucoup de place.
Pour autant, évidemment, cet équilibre vie professionnelle et vie personnelle est fondamental.
Et parmi mes grandes passions, il y a la Grèce, ce pays que j’aime profondément depuis de très nombreuses années et où j’avoue me ressourcer très régulièrement. C’est une passion familiale d’abord. Et puis évidemment, c’est aussi un pays d’une très grande richesse, à la fois culturelle, gastronomique, patrimoniale et humaine. J’y ai quelques amis depuis de nombreuses années.
Excellent ! Je comprends que vous savez comment vous ressourcer.
Il me reste à vous souhaiter une pleine réussite dans votre nouveau rôle ce dont je ne doute pas et à souhaiter tous mes vœux aux agents de la Préfecture de Police.




