A l’occasion de la publication de l’interview de Vincent Braconnay et Sylvie Le Clech aux Archives diplomatiques du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, je vous invite à prendre connaissance de l’actualité Culture de Miss Konfidentielle : L’École nationale des chartes – PSL, l’Institut national d’histoire de l’art et la Bibliothèque nationale de France signent une convention de coopération scientifique et pédagogique.
Gilles Pécout, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), Michelle Bubenicek, directrice de l’École nationale des chartes – PSL (ENC), et Éric de Chassey, directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), ont signé le 27 février 2026 une convention tripartite de coopération scientifique et pédagogique visant à développer des activités de formation et de recherche communes ou complémentaires et de favoriser tout ce qui permettra la meilleure diffusion et utilisation de leurs résultats.
Cette première convention tripartite vient couronner des conventions bilatérales fructueuses sur le plan scientifique et pédagogique, et ouvre des nouvelles perspectives de collaboration : conclue pour une durée de cinq ans, elle s’appuie sur les liens historiques, la complémentarité des missions scientifiques et la proximité géographique de ces trois institutions au sein du quartier
Richelieu. Elle renforce et étend leur collaboration concernant la recherche scientifique et la formation des jeunes chercheurs, dans le même souci de valoriser le patrimoine culturel national et international.
Cette convention se traduira par des actions spécifiques. Lesquelles ?
Formation et coopération pédagogique : cette convention favorisera des actions
concertées d’information et d’échange d’expertises entre les personnels des trois
institutions conduisant une activité scientifique. Elle permettra un accueil au sein
de la BnF et de l’INHA des élèves archivistes paléographes et des étudiants de
l’ENC par le biais de stages et de visites, dans le cadre de parcours professionnels
et de formation à la recherche par la recherche.
Recherche : la convention tripartite fournira le cadre pour initier des programmes
de recherche communs, ou pour poursuivre les réflexions initiées lors des projets
lancés à l’occasion de collaborations précédentes, ainsi du projet « Richelieu :
histoire du quartier » ; elle favorisera aussi l’organisation de journées d’études
et séminaires, comme les rencontres annuelles « Ateliers du Campus Richelieu ».
Valorisation : le partage d’information et la valorisation des activités scientifiques conduites conjointement par les trois institutions dans le cadre de la convention sera aussi au cœur des activités à venir en favorisant l’organisation d’expositions, colloques, actions de médiation numérique, etc. ; tout comme les publications permettant de valoriser les activités scientifiques conduites sous quelque forme que ce soit : édition d’ouvrages, papier et numériques, mise en ligne de base de données et de ressources éditorialisées.
Concertation en matière de politique documentaire : la nouvelle convention
permettra de poursuivre les acquisitions de documents sur tous supports, les
ressources électroniques, les acquisitions patrimoniales, afin d’assurer une
couverture complète et complémentaire des disciplines d’intérêt pour les trois
institutions, en faveur des personnels scientifiques tout comme d’un plus large
public.
Partage de ressources et d’outils : les trois institutions s’accordent aussi pour
favoriser la mise à disposition de leurs collections et plus largement de leurs
ressources documentaires respectives (catalogues, bases de données…), en
particulier aux personnels conduisant une activité scientifique ; elles pourront
mener des actions coordonnées autour de la conservation, de la numérisation
partagée ou concertée, en favorisant tout particulièrement l’interopérabilité
de leurs bibliothèques, bases de données et outils numériques. La convention
permettra ainsi de poursuivre les réflexions communes sur la production de bases
de données liées à des programmes de recherche communs, comme il a pu être
fait précédemment avec la plateforme AGORHA de l’INHA, dans le domaine de
l’intelligence artificielle (Gallica Images, Datacatalogue) ou encore avec la mise en
place de la plateforme de visualisation de données liée au projet sur le Quartier
Richelieu.
Trois institutions, trois missions complémentaires
L’École nationale des chartes – PSL remplit des missions de formation diplômante et continue
dans le domaine de l’histoire et de la philologie, conduit des projets de recherche, en particulier à
travers l’activité de son équipe d’accueil, le Centre Jean-Mabillon, et met à disposition de la communauté scientifique les ressources de sa bibliothèque. Rattaché à l’École nationale des chartes – PSL, le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), à la tête d’un réseau composé de plus de 3 000 sociétés savantes, fédère des scientifiques membres de prestigieuses institutions, des érudits locaux et des jeunes chercheurs. Pour les curieux : chartes.psl.eu
L’Institut national d’histoire de l’art, INHA, fédère, promeut et diffuse la recherche en histoire de
l’art et du patrimoine. Il a pour mission le développement de l’activité scientifique et de la coopé-
ration internationale dans ce domaine. Il déploie des programmes de recherche, des actions de
formation et de diffusion des connaissances, au service de tous les historiens de l’art et du grand
public.
Avec sa bibliothèque, l’INHA met à disposition un fonds de ressources et de documentation
unique au monde dans ce domaine. Pour les curieux : inha.fr
La Bibliothèque nationale de France, BnF, a pour mission de collecter, cataloguer, conserver et enrichir, dans tous les champs de la connaissance, le patrimoine national dont elle a la garde, ainsi que d’assurer l’accès du plus grand nombre aux collections, à travers ses salles de lecture et sa politique de diffusion et de valorisation.
À ce titre, elle conduit des programmes de recherche en relation avec ce patrimoine et coopère avec d’autres bibliothèques et centres de recherche et de documentation, français ou étrangers. Pour les curieux : bnf.fr




