Miss Konfidentielle était invitée le 15 janvier 2026 à la séance de dédicaces de Danielle THIERY et Christel SIRE-COUPET à l’occasion de la publication du livre LE CRIME PARFAIT N’EXISTE PAS aux Éditions du ROCHER.
Une grande joie de les retrouver puisque j’ai interviewé Christel SIRE-COUPET, directrice du laboratoire de police scientifique de Paris, et que nous avons été toutes trois membres du jury de la 1ère édition du Prix littéraire des lycéens du « COURT POLAR » lancé par la Police nationale en partenariat avec le festival international QUAIS DU POLAR dirigé par Hélène FISCHBACH en 2024-2025, et le ministère de l’Éducation nationale.
Une joie aussi de revenir à la boutique Fraternité Police de la place de la Madeleine à Paris. Une seconde boutique à Paris est située dans le quartier Saint-Germain. J’avais rencontré Quentin GOURDIN, président fondateur de l’association, à la boutique de la Madeleine et je vous avais partagé notre entretien.
Place à notre entretien avec Danielle et Christel sous forme de Regards croisés.
Bonjour Danielle, je m’adresse aujourd’hui à l’auteure.
Pourquoi l’envie d’écrire ?
L’envie d’écrire est ancienne chez moi. Elle remonte à l’enfance, à ma passion pour les livres et la lecture dont a découlé tout naturellement le besoin d’écrire. C’est comme une seconde nature, je n’imagine pas un jour sans écrire…
Quels sont les ouvrages que vous avez publiés ? et de quoi chacun parle-t-il ?
J’ai publié en 30 ans plus de 50 livres, en majorité des polars inspirés de mon métier de policier (j’ai été officier de police, commissaire et la première divisionnaire de l’histoire de la police en France) notamment une série mettant en scène la commissaire Marion dont le prochain paraitra en mars 2026 (Dernier sanglot chez Rivages) mais aussi des documents sur la police (La BRI, le Souffleur, Histoire de l’Évêché…) et sur les affaires criminelles, un sujet passionnant.
Des nouvelles également dans divers recueils et deux séries de polars pour la jeunesse plus une série de BD à paraître prochainement. Je suis aussi scénariste pour la télévision (séries policières).
Comment s’est passée votre collaboration avec Christel ?
J’ai connu Christel l’année du centenaire du Labo de Paris et des rencontres organisées à cette occasion. Elle m’avait invitée pour une conférence et une séance de dédicaces au sein du Labo, un moment exceptionnel.
Nous sommes restées en contact et quand on lui a proposé d’écrire ce livre elle a pensé à moi pour lui » tenir la plume” car, il faut le dire, ce livre, ce fut quand même un vrai défi ! Beaucoup de temps passé au Labo, avec Christel et ses équipes pour m’immerger dans un domaine qui, s’il ne m’est pas étranger (et pour cause), n’est pas tout à fait le mien !!! Des découvertes passionnantes et des moments exceptionnels, inoubliables, dans le doute parfois, mais toujours dans la bonne humeur !
Quels messages souhaitez-vous faire passer avec Christel dans le livre ?
Le livre “Le crime parfait n’existe pas” parle de ce monde mystérieux des scientifiques attachés à apporter leur aide au quotidien à la justice pour la résolution des affaires criminelles. Il nous montre le chemin parcouru en un siècle, la formidable progression de la recherche, les trésors d’intelligence que l’Homme peut développer pour combattre le crime alors qu’il en développe tout autant pour le commettre !
C’est une lutte sans fin mais sans merci car nous ne baisserons jamais les bras ! C’est le message que nous devons entendre de tous ceux qui se mobilisent, au grand jour, ou, le plus souvent dans l’ombre, pour que le monde reste vivable.
Bonjour Christel, je m’adresse aujourd’hui à l’auteure.
Est-ce votre premier ouvrage ?
Oui… enfin non. Disons que c’est mon premier ouvrage destiné au grand public. Avant cela, mon premier « livre » a été ma thèse de doctorat, un travail universitaire exigeant, très codifié, et surtout destiné à un cercle restreint de spécialistes.
Ce projet-ci est donc très différent : il s’agit d’un véritable passage de l’écriture académique à une écriture plus incarnée, plus accessible, avec l’envie de raconter, de transmettre et de partager le quotidien de mon métier.
Pourquoi l’envie d’écrire maintenant ?
C’est un éditeur qui m’a contactée à la suite d’une interview que j’avais donnée lors du centenaire du Labo. Il m’a convaincue d’écrire afin de témoigner de ce métier de policier scientifique en laboratoire, souvent méconnu, parfois idéalisé, parfois caricaturé.
J’avais à cœur d’en proposer une vision réaliste et concrète, loin des clichés, en mettant en lumière à la fois ses richesses et ses exigences. Je souhaitais ainsi faire découvrir ce métier au grand public, mais aussi m’adresser directement aux étudiants. Peut-être que certains, en me lisant, s’y reconnaîtront, se projetteront et auront envie, à leur tour, de rejoindre le Labo !
Comment s’est passée votre collaboration avec Danielle ?
La collaboration s’est bien passée, dans un esprit de confiance et de complémentarité.
Elle a demandé une organisation rigoureuse, car nos emplois du temps respectifs étaient particulièrement chargés. Nous avions planifié des visioconférences et des appels tôt le matin, les week-end, et même pendant mes congés. L’écriture s’est étalée sur une année entière. Je n’étais pas toujours aussi disponible que je l’aurais souhaité. Malgré cela, le projet n’a jamais perdu son souffle : chaque échange faisait avancer le livre, l’enrichissait, l’affinait.
Avec Danielle nous formons le binôme traditionnel de l’enquête judiciaire : l’investigation de terrain et l’expertise scientifique en laboratoire. Nos compétences respectives se complètent pleinement, associant expérience opérationnelle et analyse scientifique des indices, au service d’une même finalité : la manifestation de la vérité.
Ce fut un immense honneur de réaliser cet ouvrage à ses côtés, et je la remercie sincèrement pour sa bienveillance, son dynamisme et sa grande disponibilité tout au long de cette aventure.
Un remerciement Danielle, Christel pour ce moment fort sympathique ! Je souhaite un plein succès à votre livre et des jeunes qui s’inspirent de votre parcours en police et scientifiques pour rejoindre la « Grande Maison ».





