Le 13 juin 2026 – Nous sommes à J-2 du G7 d’Évian et Miss Konfidentielle souhaite mettre en lumière la filière « Intérieur ».
Depuis le 1er janvier 2026, la présidence du G7 est assurée par la France et les chefs d’État et de Gouvernement des 7 pays parmi les plus industrialisés au monde se réuniront à Evian, en Haute-Savoie, du 15 au 17 juin 2026.
Créé à l’initiative de la France à la suite du premier choc pétrolier, le G7 (« groupe des 7 ») est un groupe de discussion et de partenariat économique qui se réunit chaque année. La Présidence est assurée par l’un des sept États qui fournit les moyens nécessaires aux travaux du groupe et définit les orientations politiques données à ces travaux.
G7 D’ÉVIAN 2026 : QUELLES SONT LES LIGNES DIRECTRICES DE LA FILIERE « INTÉRIEUR » ?
La filière « Intérieur » s’appuie sur les travaux du Groupe Lyon-Rome (GLR).
Depuis 2001, il vise à faciliter l’alignement des politiques intérieures des États membres du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis) en étroite coordination avec l’Union européenne sur les sujets relatifs au terrorisme et au crime organisé.
Il constitue donc un cadre de coopération dédié aux questions de sécurité intérieure et de lutte contre la criminalité transnationale. Il est structuré de la façon suivante :
- un niveau stratégique avec un pilotage par les chefs de délégation (Heads of Delegations – HoDs) ;
- un niveau opérationnel avec des sous-groupes de travail structurés autour des présidents sur les thématiques suivantes : lutte anti-terroriste, sécurité des transports, cybercriminalité, affaires criminelles, application de la loi, migration, accès aux données, menaces hybrides…
Les axes de travail et les priorités de la filière « Intérieur » sont :
- la lutte contre la criminalité organisée, en particulier le trafic de drogues et la criminalité environnementale ;
- la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent ;
- la lutte contre le trafic illicite de migrants.
La présidence française du G7 sera également l’occasion de renforcer les actions contre la criminalité environnementale, en envisageant, si possible, un renforcement du cadre normatif international.
La filière « Intérieur » portera également une attention soutenue à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, dans un contexte de menaces persistantes et évolutives. La France souhaite mettre l’accent sur la prévention de la radicalisation, notamment en ligne et chez les mineurs, dans un contexte de diffusion accélérée des contenus violents ou extrémistes. Les travaux viseront à favoriser les échanges de bonnes pratiques et le développement d’outils opérationnels permettant d’anticiper les trajectoires de basculement.
L’un des objectifs est de renforcer les échanges avec les plateformes afin d’évoquer les questions liées à l’accès aux données des messageries cryptées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
L’utilisation malveillante des technologies émergentes (intelligence artificielle, deepfakes, crypto-actifs… ) constitue un facteur d’accélération des menaces criminelles et terroristes. La filière « Intérieur » entend contribuer à une compréhension partagée des risques et identifier des réponses opérationnelles adaptées, en articulation avec les autres filières du G7.
Troisième priorité : lutter contre le trafic illicite de migrants. Ce sujet sera appréhendé avant tout comme une activité criminelle transnationale organisée qui exploite les vulnérabilités humaines tout en s’adaptant rapidement aux évolutions géopolitiques.
La France entend approfondir l’analyse des réseaux de passeurs, renforcer la coopération internationale et intégrer pleinement la dimension numérique du phénomène (recrutement en ligne, paiements, communications chiffrées).
Cette priorité s’inscrit dans la continuité du plan d’action en cinq points adopté sous présidence italienne en 2024, avec l’objectif d’en consolider la portée opérationnelle et de créer les conditions favorables à une meilleure responsabilisation des plateformes numériques.
Enfin, la protection des mineurs face à l’exploitation et aux abus sexuels en ligne constitue un enjeu transversal des travaux. Ce sujet sera abordé en articulation avec la criminalité numérique et l’accès aux données, dans une logique de prévention, de détection et de coopération renforcée. Il sera traité de manière intégrée dans les travaux relatifs au terrorisme, au numérique et à la criminalité organisée, en lien avec les groupes de travail compétents.
Un remerciement pour les informations au ministère de l’Intérieur.




