by Valérie Desforges

Le dark web, qu’est-ce que c’est ?

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Le dark web est secret. Il intrigue, il fait peur, mais qu’est-ce que c’est au juste ? Alors qu’une des plus importantes plateformes illégales vient d’être démantelée en France.

Le dark web (web sombre) est une partie de la Toile constituée de pages accessibles grâce à des navigateurs et à un logiciel spécifiques. On ne peut accéder à ces pages que si l’on connaît l’adresse à saisir dans la barre de navigation. Les adresses des sites et des services se trouvent sur des forums, sur des annuaires collaboratifs ou auprès d’initiés.

Les pages sont stockées sur des réseaux appelés dark net (réseau sombre). Il ne faut pas confondre le dark webqui est l’ensemble des pages accessibles par des navigateurs spéciaux et le dark net qui est l’ensemble des réseaux cryptés permettant d’accéder à ces pages.

Les échanges sont protégés par un réseau de routeurs organisés de façon à ce que chaque relais successif ne repère que la machine qui a envoyé le message et celle qui va le recevoir, l’adresse IP de l’utilisateur (la « plaque d’immatriculation » de l’ordinateur) se trouvant ainsi brouillée. La dark web est donc utilisé pour anonymiser les échanges d’informations, pour que l’usager ou l’administrateur ne puisse pas être identifié et ainsi déjouer la surveillance numérique.

C’est un domaine multiple : piratage, vente de drogues, d’armes, de médicaments, de numéros de cartes bleues volées ou encore de faux passeports, pédopornographie, financement participatif d’activités illégales, grande criminalité, terrorisme… En l’absence de régulation et de contrôle, les escroqueries y prolifèrent également.

Les achats et services y sont payables en « crypto-monnaie » (monnaie virtuelle), le Bitcoin, sous la forme de transactions d’ordinateur à ordinateur dans le monde entier, sans intermédiaire. Ce système fonctionne ainsi sans les États et sans les banques.

Les autorités enquêtent sur le dark web et démantèlent régulièrement des plateformes illégales, mais la tâche est difficile car ce réseau parallèle est collaboratif, administré par des pirates qui se cachent derrière des pseudonymes et des serveurs informatiques partout dans le monde.

À savoir :
Certains dissidents opprimés, journalistes, lanceurs d’alerte… utilisent aussi le dark web. Il a de fait été créé pour éviter la censure existant dans certains pays, les dissidents pouvant ainsi échanger des documents qui échappent à tout contrôle de l’État car non référencés et d’un type inconnu.

Source : Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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