Outre-mer 🌮 Destination Wallis-et-Futuna

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Miss Konfidentielle poursuit son apprentissage sur les Outre-mer. Connaissez-vous Wallis-et-Futuna, l’archipel français le plus Ă©loignĂ© de l’hexagone ? Le territoire compte 11.558 habitants dont 8 333 personnes Ă  Uvea (nom de Wallis dans la langue locale) et 3 225 Ă  Futuna.

Avant l’arrivĂ©e des EuropĂ©ens, Wallis et Futuna Ă©taient peuplĂ©es de PolynĂ©siens originaires des Ăźles de Tonga pour Wallis et Samoa pour Futuna. Les premiers contacts avec les Occidentaux s’établissent en mai 1616 par la dĂ©couverte de Futuna par les navigateurs hollandais Williem Schouten et Jacob Le Maire. Ils baptisĂšrent Futuna « les Ăźles Horns ».

152 ans plus tard, Louis Antoine de Bougainville atteint l’üle le 11 mai 1768 et la surnomme « L’enfant perdu dans le Pacifique ». Deux ans aprĂšs son passage, le capitaine britannique Samuel Wallis dĂ©couvre Uvea Ă  qui l’üle doit son nom actuel.

Wallis-et-Futuna devient territoire d’Outre-mer par la loi statutaire du 29 juillet 1961, adoptĂ©e Ă  la suite d’un rĂ©fĂ©rendum : 99,4% de la population choisit en 1959 d’intĂ©grer la RĂ©publique française. Ce statut reconnaĂźt les spĂ©cificitĂ©s notamment les instances coutumiĂšres. 

Ces territoires se caractĂ©risent ainsi par leur authenticitĂ© culturelle et leur singularitĂ© institutionnelle. La coutume y tient une place centrale. Wallis-et-Futuna est le territoire de la RĂ©publique qui, en proportion de sa population, offre le plus d’engagĂ©s volontaires aux forces armĂ©es.

Point A rouge : Archipel Wallis-et-Futuna

🌮 LA COUTUME 🌮

L’Ăźle de Wallis constitue un royaume avec Ă  sa tĂȘte un roi coutumier qui porte le titre de LAVELUA. L’Ăźle de Futuna est scindĂ©e en deux royaumes : celui de Alo, avec un roi coutumier appelĂ© TUIAGAIFO et celui de Sigave portant alternativement le titre de TUISIGAVE ou KELETAONA, selon la famille royale Ă  la laquelle il appartient. Chaque roi coutumier est dĂ©signĂ© au sein de familles aristocratiques par les notables. Il exerce un pouvoir non nĂ©gligeable pour tout ce qui touche Ă  la coutume. Son audience est cependant liĂ©e Ă  la personnalitĂ© de son titulaire. Le prĂ©cĂ©dent LAVELUA, qui a conservĂ© sa fonction pendant 44 ans, possĂ©dait une autoritĂ© politique et morale indiscutable. Par ailleurs, chaque roi coutumier exerce des fonctions administratives. Il prĂ©side tout d’abord le conseil de la circonscription administrative dont les limites sont celles du royaume. Il est aidĂ© dans sa tĂąche par un premier ministre et des ministres coutumiers. La tutelle de l’action du roi coutumier et de ses conseillers est exercĂ©e par un dĂ©lĂ©guĂ© du chef du Territoire. Chaque roi coutumier est, d’autre part, membre de droit au conseil territorial avec trois autres membres nommĂ©s par l’Administrateur supĂ©rieur, chef du Territoire. Le conseil territorial exprime des avis sur tous les projets de dĂ©libĂ©ration soumis Ă  l’AssemblĂ©e territoriale.

La coutume ou le AGA’IFENUA n’est pas quelque chose d’un passĂ© oublié ; pour chaque Wallisien et chaque Futunien, elle est une notion trĂšs significative. Elle exprime pour les uns, les danses, la langue, la musique, l’artisanat ; pour d’autres, c’est la cĂ©rĂ©monie du kava, le katoaga et tout ce qui a trait aux traditions. Pour d’autres encore, la coutume signifie la chefferie traditionnelle (les ALIKI). En fait, la coutume est un terme utilisĂ© improprement Ă  l’origine par les premiers europĂ©ens pour lesquels il n’existait pas de vraie culture locale, Ă  l’exception d’une population avec ses coutumes ancestrales. La chefferie demeure actuellement encore le pivot de toute l’organisation traditionnelle de la sociĂ©tĂ© avec cependant un dĂ©tournement marquĂ© de la part des jeunes gĂ©nĂ©rations, la chefferie Ă©tant traditionnellement conservatrice.

La culture locale est fondĂ©e dans cette mĂ©moire collective oĂč s’expriment les traditions, les us et coutumes ainsi que les institutions traditionnelles.

L’expression « aller faire la coutume » dĂ©signe le geste coutumier qui doit s’Ă©tablir entre deux ou plusieurs individus afin de maintenir de façon permanente des relations stables et Ă©troites. Ce geste coutumier doit ĂȘtre rĂ©ciproque et non Ă  sens unique. Le geste coutumier est un tissu d’Ă©changes culturels et de relations humaines qui permet aux individus de s’entraider mutuellement et d’entretenir un Ă©quilibre relationnel au niveau de la famille, au niveau des villages ou entre districts. Dans une sociĂ©tĂ© oĂč la population continue de manifester son dĂ©sir de mener la vie en communautĂ©, on est marginalisĂ© soit parce qu’on ne « fait pas la coutume », soit parce qu’on ne participe pas Ă  la vie sociale du village. Le cas des EuropĂ©ens est Ă©videmment exclu et excusĂ© pour leur ignorance du systĂšme.

RĂ©aliser le geste coutumier ne signifie pas que la « Coutume » a Ă©tĂ© faite. Il faut toujours que le geste relationnel coutumier soit accompagnĂ© d’un « support matĂ©riel », dont la valeur dĂ©pend de l’objet de la coutume Ă  faire et du statut de la personne Ă  qui on doit faire la coutume. On appelle MA’U KAVA ou un TAUMU’A le support matĂ©riel de la coutume, qui permet de vous introduire chez quelqu’un ; il peut s’agir d’une racine de kava, de tabac ou encore, de nos jours, d’une bouteille d’alcool (whisky, pastis, champagne…), d’une enveloppe d’argent, d’un cadeau quelconque ou bien d’un apport de vivres accompagnĂ©es de nattes et de tapas, si l’objet de la coutume est trĂšs important.

🌮 DEUX SIGNES ESSENTIELS DE LA CULTURE WALLISIENNE ET FUTUNIENNE 🌮 

Wallis-et-Futuna appartiennent Ă  cet ensemble du Pacifique appelĂ© le triangle polynĂ©sien oĂč sont regroupĂ©es les Ăźles oĂč rĂ©sident des populations de mĂȘme origine ethnique.

GrĂące aux rĂ©centes fouilles et aux recherches ethnologiques effectuĂ©es sur le territoire par une Ă©quipe de chercheurs français du CNRS et de l’ORSTOM de NoumĂ©a, Wallis-et-Futuna ont Ă©tĂ©, Ă  la mĂȘme pĂ©riode que les Ăźles Fidji, Samoa et Tonga, peuplĂ©es, il y a 3000 ans, par une population fabriquant un type de poterie particulier appelĂ© « Poterie Lapita ». Ces recherches ont Ă©galement permis de confirmer l’authenticitĂ© des traditions orales qui remontent jusqu’au XVĂšme siĂšcle.

PeuplĂ©e vers 700 avant JĂ©sus-Christ, Futuna subira plus tard une influence de Samoa, avec Ă©galement un apport culturel de la MicronĂ©sie, comme en attestent les herminettes en coquillage ou autres objets trouvĂ©s dans les fouilles archĂ©ologiques. La sociĂ©tĂ© futunienne subira de nombreuses transformations et peu Ă  peu Ă©voluera vers la mise en place d’une structure de chefferie polynĂ©sienne, jusqu’Ă  cette chefferie Ă  titre pyramidal que l’on connaĂźt de nos jours.

Comme en tĂ©moignent de nombreux vestiges anciens tels les places fortifiĂ©es, les forts en terre ou en pierre, reliĂ©s par des routes, les monuments funĂ©raires, l’Ăźle d’UvĂ©a (Wallis) a Ă©tĂ© envahie au XVĂšme siĂšcle par les Tongiens qui rĂ©ussissent Ă  installer un systĂšme de Chefferie Ă  Titre, celui que l’on connaĂźt actuellement. Leur dĂ©mographie ainsi que leur dynamisme allaient donc permettre aux Tongiens de s’imposer culturellement et de transformer ainsi totalement la sociĂ©tĂ© et les traditions ancestrales de l’Ăźle. Ce qui explique l’existence aujourd’hui de cette affinitĂ© entre Wallisiens et Tongiens.

Plusieurs des Ă©lĂ©ments de la culture wallisienne et futunienne ont pu ĂȘtre conservĂ©s jusqu’Ă  nos jours, tels la cĂ©rĂ©monie du kava, le Katoaga, la fabrication de tapa, la coutume etc…

  • La cĂ©rĂ©monie du KAVA

Le KAVA joue un rĂŽle important dans la vie sociale, religieuse et privĂ©e des wallisiens et futuniens. C’est par lui, qu’avant l’arrivĂ©e des missionnaires catholiques français en 1837, on honorait les dieux et demandait leur faveur.

Mais le KAVA garde encore sa valeur de talisman : il prĂ©side Ă  l’intronisation du Roi coutumier et de chefs, et demeure le mĂ©diateur vĂ©ritable dans toutes les formes de nĂ©gociations d’ordre public ou privĂ©, religieux ou non. C’est Ă  lui que les coupables doivent leur pardon et mĂȘme la vie.

Le terme KAVA dĂ©signe aussi la plante du nom scientifique “piper methysticum” (famille de poivrier), dont la racine et les branches servent Ă  fabriquer cette boisson elle-mĂȘme, dont la consommation peut se pratiquer quotidiennement sans aucun rituel cĂ©rĂ©monial.

La cĂ©rĂ©monie du KAVA ne doit se faire qu’en prĂ©sence d’un porteur de titre. En gĂ©nĂ©ral, il ne peut y avoir de cĂ©rĂ©monie du kava sans qu’elle ne soit accompagnĂ©e d’une prĂ©sentation de vivres. C’est une façon pour la population d’exprimer son attachement et ses sentiments de reconnaissance et de loyautĂ© envers ses chefs, qui ont pour mission de gouverner le pays et de veiller sur le peuple.

Le rituel de la cérémonie du KAVA comporte plusieurs phases.

La prĂ©sentation du kava au porteur de Titre et aux participants, la prĂ©paration du breuvage dans un plat en bois (le tanoa) par un officiant. Les racines de kava broyĂ©es sont diluĂ©es Ă  l’eau puis malaxĂ©es de façon solennelle (anciennement, on apportait un Ă©norme plant de kava que l’on dĂ©bitait devant l’assistance). Les morceaux de kava Ă©taient ensuite nettoyĂ©s, Ă©crasĂ©s ou mĂąchĂ©s par des jeunes filles (ce qui Ă©tait un honneur pour elles) puis pressurĂ©s. Enfin, arrive le moment de la consommation de cette boisson. Le kava est servi dans une coupe en noix de coco puis distribuĂ© sur l’ordre du maĂźtre de cĂ©rĂ©monie, le MOLOFAHA ou le MATATAGATA. Ce qui implique, de la part de celui-ci, une parfaite connaissance de l’organisation de la cĂ©rĂ©monie et de la situation sociale et hiĂ©rarchique de chaque participant susceptible d’avoir droit Ă  une coupe de kava.

Suivant un ordre protocolaire trĂšs rigoureux, le maĂźtre de cĂ©rĂ©monie interpelle chaque personne assise dans un cercle, qui doit immĂ©diatement signaler sa prĂ©sence en frappant des mains (3 fois au moins), avant de prendre et de boire la coupe de kava qui lui a Ă©tĂ© apportĂ©e par un officiant. Puis on prend soin de verser par terre le fond de liquide qui reste avant de redonner la coupe Ă  l’officiant. La coupe de kava marque le rang et le statut social de l’individu dans la sociĂ©tĂ©.

La prĂ©sentation du kava se fait au TAU’A, lieu oĂč se tient normalement la foule. La disposition essentielle de la cĂ©rĂ©monie est le cercle ; sauf aux grandes occasions en la prĂ©sence du Roi coutumier, oĂč le kava n’est plus prĂ©parĂ© dans le cercle fermĂ© mais est tenu publiquement, Ă  l’extĂ©rieur, sur le Mala’e ou la cour, face au lieu oĂč se tient le Roi coutumier. Si le reprĂ©sentant du Gouvernement français se trouve prĂ©sent Ă  la cĂ©rĂ©monie du kava royal, il reçoit la derniĂšre coupe, qui est aussi importante que la premiĂšre (accord entre la chefferie de Wallis et le RĂ©sident CRESSON en 1949).

Mais Futuna se distingue quelque peu de Wallis. En effet, la premiĂšre coupe de kava est la plus importante. On n’offre pas de coupe de kava Ă  un invitĂ© de marque, mais on lui fait une cĂ©rĂ©monie de kava, seulement dans le cercle fermĂ©, car le kava qui est prĂ©parĂ© Ă  l’extĂ©rieur, sur le Malae, est uniquement rĂ©servĂ© au Roi coutumier.

Seuls les hommes participent Ă  cette cĂ©rĂ©monie solennelle qui se dĂ©roule suivant un protocole trĂšs rigoureux. Il est absolument interdit de fumer, de parler, de se tenir debout ou de se dĂ©placer pendant le dĂ©roulement de la cĂ©rĂ©monie. Tout le monde doit prĂȘter attention, le regard tournĂ© vers celui qui brasse le kava.

  • Le Katoaga

Un Katoaga signifie le rassemblement des gens autour de leurs chefs Ă  l’occasion d’une fĂȘte, d’un deuil, ou d’un autre Ă©vĂšnement important. Le Katoaga comporte plusieurs phases : la prĂ©paration de la racine de kava et des vivres, suivie de la cĂ©rĂ©monie de kava, puis (si c’est une heureuse cĂ©lĂ©bration) la prĂ©sentation des danses et des chants prĂ©parĂ©s par les gens des villages, et enfin, pour clĂŽturer la cĂ©rĂ©monie, on redistribue les vivres aux chefs, aux invitĂ©s et Ă  tous les participants qui ont prĂ©parĂ© et pris part au Katoaga, dont l’organisation n’a guĂšre vraiment changĂ© depuis 150 ans.

Ce qui Ă©tonne les Ă©trangers dans le Katoaga d’aujourd’hui, est la masse d’argent liquide que peuvent collecter les musiciens et danseurs pendant leurs prestations.

A Wallis comme Ă  Futuna, les fĂȘtes patronales de district ou de village sont pour la population l’occasion d’organiser annuellement un Katoaga. Les familles peuvent y contribuer en apportant un panier de vivres et un cochon cuit au four polynĂ©sien. Ceux qui le dĂ©sirent et qui ont les moyens, peuvent rĂ©aliser d’énormes entassements de vivres non cuits (jusqu’Ă  une hauteur de 2 mĂštres). Les femmes contribuent Ă©galement Ă  leur façon : offrande de nattes (fala) et de grands tapas (gatu) avec exhibition sur des supports de tissus multicolores.

🌮 L’ARTISANAT 🌮 

Un facteur Ă©conomique essentiel.

Le secteur de l’artisanat constitue pour de nombreuses familles un facteur d’insertion Ă©conomique, de cohĂ©sion sociale et coutumiĂšre. Il demeure la principale source de revenus pour la majoritĂ© d’entre elles. Les artisans n’ont pas l’obligation de s’acquitter d’une patente dĂšs qu’ils se limitent Ă  cette seule activitĂ©. Par consĂ©quent, il n’existe donc aucune donnĂ©e statistique disponible pour cette activitĂ©.

La production artisanale s’organise principalement autour des groupements d’intĂ©rĂȘt Ă©conomique (G.I.E), dont un sur Wallis et deux sur Futuna, et des associations de femmes artisanes. Ces centres sont Ă  la fois l’atelier de travail et le lieu de vente des produits artisanaux. Ils gĂ©nĂšrent ainsi un chiffre d’affaires d’environ 2.880.000 de francs CFP par an (soit 24.135 euros).

  • Une valeur coutumiĂšre non nĂ©gligeable

Sur le plan coutumier, la natte et le holo (couverture en tapa) constituent des offrandes de grande qualitĂ© prĂ©sentĂ©es lors des cĂ©rĂ©monies festives (fĂȘtes patronales de villages ou de districts) et pour chaque Ă©vĂ©nement familial (premiĂšres communions, mariage ou dĂ©cĂšs). Ces dons tĂ©moignent du profond respect de la famille qui reçoit l’offrande mais aussi de la coutume d’UvĂ©a et de Futuna.

Toute femme doit ĂȘtre en mesure d’offrir une natte, lors d’une cĂ©rĂ©monie familiale. Ces rites culturels favorisent la production artisanale et les artisanes sont rĂ©guliĂšrement sollicitĂ©es en prĂ©vision de cĂ©rĂ©monies ou de cĂ©lĂ©bration religieuse familiale. Une natte pourra ĂȘtre vendue pour un montant de 420 Ă  590 euros tandis que le prix d’un holo variera en fonction de sa taille et pourra atteindre 1000 euros.

  • Un outil du dĂ©veloppement en difficulté 

MalgrĂ© leur implication Ă  dynamiser ce secteur, l’ensemble des artisans est confrontĂ© Ă  un certain nombre d’handicaps :

Un secteur vieillissant : les personnes encadrant ce secteur ne sont pas formĂ©es au mĂ©tier de la gestion d’entreprise. On note parfois un manque de savoir sur la fixation des prix qui sont souvent exagĂ©rĂ©s. Les produits vendus sont majoritairement traditionnels et mis Ă  part quelques innovations, on constate un manque de crĂ©ativité ;

Les difficultĂ©s d’approvisionnement en matiĂšres premiĂšres: l’artisanat nĂ©cessite un approvisionnement important et rĂ©gulier de matiĂšre premiĂšre tant pour le bois que pour les coquillages, les feuilles de pandanus, mais leur collecte intensive constitue une menace pour la rĂ©gĂ©nĂ©ration des ressources naturelles, vĂ©gĂ©tales et marines ;

L’environnement juridique de cette activitĂ© est insuffisant puisqu’aucun texte n’encadre la protection du savoir-faire traditionnel. C’est ainsi, que de nombreux motifs traditionnels ont Ă©tĂ© repris en Asie pour la vente de produits manufacturĂ©s ;

Les difficultĂ©s d’accĂšs aux prĂȘts bancaires et l’absence de formation Ă  la gestion comptable fragilisent la mise en place de projet d’envergure.

Toutefois, depuis 2009, l’Association pour le droit Ă  l’initiative Ă©conomique (Adie) a soutenu financiĂšrement certains projets afin de favoriser le dĂ©veloppement du secteur de l’artisanat traditionnel. Ainsi en 2014, neuf microcrĂ©dits ont Ă©tĂ© accordĂ©s dans ce secteur, pour un montant global de 4,7 millions de francs CFP, soit 19 % des concours de l’Adie.

La transmission de ce savoir-faire n’est pas toujours acquise et les difficultĂ©s d’approvisionnement en matiĂšre premiĂšres obligent Ă  l’innovation et Ă  la crĂ©ativitĂ© afin de pouvoir maintenir en circulation cette « monnaie traditionnelle ».

Une interview instructive de Camille CHAIZE, porte-parole du ministĂšre de l’IntĂ©rieur, que je vous invite Ă  consulter pour des prĂ©cisions complĂ©mentaires.

#24hOUtreMer – Wallis-et-Futuna, comment s’administre un territoire Ă©loignĂ© ?

 

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