by Valérie Desforges

Interview de Alvaro FERNANDES, Chef honoraire du Centre National des Techniques d’Intervention et de Secourisme (PN)

3

Le 31 mars 2021 – Miss Konfidentielle est ravie de vous présenter Alvaro FERNANDES, Chef honoraire du Centre National des Techniques d’Intervention et de Secourisme (Police nationale). Une personnalité sympathique à la croisée des chemins. Alvaro FERNANDES a choisi Miss Konfidentielle pour s’exprimer, un privilège. Vie personnelle, vie professionnelle sont abordées en toute simplicité. Ses projets dès le 6 avril 2021 sont annoncés. Ainsi que des messages à l’endroit des citoyens et des institutionnels. Excellente lecture.

Bonjour Alvaro,

Vous êtes né en Corrèze me semble t-il…

Absolument. Je suis né à Brive-la-Gaillarde.

J’ai grandi dans cette ville jusqu’à l’âge de 10 ans. Pour des raisons professionnelles, mon père qui était ébéniste a changé son lieu d’activité et toute la petite famille donc s’est installé à la campagne dans le département voisin, la Dordogne. J’y ai vécu jusqu’à 18 ans.

De ces deux moments de ma vie, l’enfance et l’adolescence, je ne garde que de très bons et beaux souvenirs. Des parents, une famille, des copains, un cadre très chouette. Mais mon avenir ne pouvait pas se construire là bas…

Plus je grandissais et plus l’envie d’ailleurs faisait écho en moi. J’avais envie de découvrir d’autres lieux, d’apprendre d’autres choses, de rencontrer d’autres personnes.

Après le lycée, j’ai enchaîné des petits boulots qui ne pouvaient ainsi pas représenter l’avenir que j’imaginais. D’abord couvreur, ensuite maçon puis menuisier agenceur, je me suis vite rendu compte que j’avais envie de voir du pays, de changer de rythme.

Déjà à cette époque je me souviens que mon père me disait très souvent : “entre dans la police, c’est un bon métier!”

Il fallait toutefois que j’aille plus loin… avant…

Alors dès 18 ans après une préparation militaire parachutiste je suis parti faire mon service militaire dans l’infanterie de marine (chercher l’erreur…). Deux mois d’instruction à Fréjus, je me voilà affecté deux ans au Sénégal. Je m’en souviens comme si c’était hier. Une formidable école de vie. Un but, des valeurs, un esprit d’équipe, des camarades, des chefs, la patrie. Même loin de la maison, j’ai vraiment aimé cette expérience humaine et militaire.

Toutefois il fallait bien rentrer. C’était en janvier 1987 et je me souviens m’être posé la question : rester militaire et donc m’engager, ou bien enfin écouter mon père…?

Je plaisante, de retour en France j’étais vraiment convaincu que la police représentait mon avenir professionnel. J’allais non seulement faire plaisir à mon père mais surtout m’engager dans une belle carrière au sein d’une admirable institution de notre pays.

A l’âge de 22 ans, vous intégrez la Police nationale

  • Pour quelle(s) raison(s) ?

Les valeurs républicaines, l’esprit d’équipe, la hiérarchie, l’ordre, me ramenaient évidemment à ce que j’avais vécu à l’armée et correspondaient ainsi à tout ce qui me plaisait.

  • Et quel a été votre parcours ?

J’ai donc rapidement passé le concours de gardien de la paix et je suis entré quelques mois plus tard à l’école de police de Chatel Guyon.

Huit mois de scolarité à l’époque et me voilà débarqué à Paris.

Une belle et grande ville que je ne connaissais pas encore. Une ville où le travail de flic s’apprend vite. Sa criminalité diurne et nocturne, le travail de terrain, de voie publique, de sécurité publique.

Au début j’ai travaillé en tenue puis trés rapidement j’ai été attiré par les missions en tenue civile, toujours en sécurité publique et à Paris intra-muros.

J’ai bien entendu changé plusieurs fois d’affectations pensant justement qu’à un autre endroit, dans un autre arrondissement ou secteur de Paris, j’en apprendrais encore un peu plus, toujours plus.

La vie a fait qu’un jour j’ai demandé et obtenu une mutation en province.

J’ai fait l’apprentissage difficile durant trois ans d’une police différente de celle que je connaissais jusqu’à lors : La province avec moins de moyens, un effectif réduit. Le travail de nuit et l’absence insoutenable de formation dans les domaines des activités sportives, des entrainements aux techniques d’intervention, de défense et d’interpellation et de l’emploi et de l’usage des armes.

Malgré la proximité d’une école de police, l’effectif du commissariat n’avait pas accès à un niveau de formation suffisant pour conduire avec performance nos missions quotidiennes.

Je pratiquais assidûment différents sports, la course à pied, les sports de combat, le tir. J’ai donc passé les tests pour devenir moniteur. Tests que j’ai réussi du premier coup et j’ai ainsi rapidement intégré la formation de formateur en activités physiques professionnelles (moniteur de tir et moniteur en techniques d’intervention à l’époque) en suivant les deux modules d’une durée totale de 4 mois.

D’abord au centre national de tir de la police nationale (CNTPN) puis au centre national d’éducation physique et sportive (CNEPS) rebaptisé depuis 2016 centre national des Techniques d’Intervention et de Secourisme (CNTIS).

Après ce stage, je suis revenu prendre mes fonctions de formateur au commissariat de province où j’étais affecté.

Malheureusement mon chef de service annulait toutes les formations que je programmais pour mes collègues. J’ai finalement demandé à quitter ce service pour rejoindre le centre national de tir comme instructeur.

C’est clairement à partir de cette période que ma carrière professionnelle va prendre un tournant.

Je garde aujourd’hui encore précieusement à l’esprit mes années passées au CNT.

Des formations et des stages professionnalisants, un public motivé, de la technicité, des collègues instructeurs passionnants, passionnés. Nous nous entrainions dès que nous n’avions pas de cours à dispenser. Nous nous motivions pour devenir meilleurs, toujours et encore. Nous avions un chef de centre formidable. Denis, un vrai boss! Un exemple! Son adjointe Joelle était une personne tout aussi admirable. Une pédagogue hors pair !

Quelle belle école que le CNT! Un établissement rattaché à l’ancienne direction de la formation de la police nationale où tout ce qui touche de près ou de loin l’emploi et l’usage des armes y est enseigné aux futurs formateurs, aux militaires, aux policiers français et étrangers appartenant à des groupes spécialisés.

Cette période a été extrêmement enrichissante et je suis toujours reconnaissant à Denis et à Joelle de m’avoir permis d’initier la montée en compétences que j’ai connu depuis.

En 2006 lorsque j’ai demandé mon affectation à la direction de la formation, Denis est resté mon chef. Il était lui même devenu le numéro 2 du bureau des activités physiques et professionnelles.

Jusqu’en 2011 j’ai exercé sous son commandement des activités l’ingénierie pédagogique, de formation des conseillers techniques zonaux en techniques de sécurité en intervention. Quelques missions d’expertises auprès des organismes d’audits et de contrôle de la PN ponctuaient aussi mon quotidien. En résumé, la formation était mon métier à temps plein et ça tombait bien parce que c’était ma passion.

Je dois, tout comme je l’ai fait pour Denis, citer deux autres personnes à qui j’ai toujours porté une grande estime. Philippe puis son successeur Romain. Deux chefs de service extraordinaires, intelligents, subtils, pédagogues, humains, deux exemples. Sous leurs commandements consécutifs des évolutions notables dans le registre de la formation aux techniques de sécurité et d’intervention ont eu lieu au sein de la police nationale.

Ainsi si professionnellement un jour je pouvais rendre hommage à quatre de mes mentors, sans hésiter je citerais Denis, Joelle, Philippe et Romain!

C’est ensuite Denis et Romain qui en 2011 vont officiellement me nommer à la direction du centre national des techniques d’intervention et de secourisme.

J’avais envie de boucler la boucle, d’ajouter une nouvelle expérience à mes compétences, de sortir une nouvelle fois de ma zone de confort en restant toutefois dans le registre de la formation.

Diriger le centre national n’a vraiment pas été de tout repos depuis mes débuts à Cannes Ecluse.

Aucune routine n’est possible, ni avec les stagiaires, ni avec ses collaborateurs, ni avec la direction.

Gérer l’humain, piloter les enseignements dispensés, programmer le budget de fonctionnement, celui de l’équipement, provisionner la logistique, prévoir les stages, organiser la communication, concevoir et mettre à jour les programmes, la documentation,… un boulot de dingue!

Heureusement, j’ai pu compter toutes ces années sur des collaborateurs extrêmement compétents.

Si chaque membre de l’équipe dispose de compétences respectives supérieures dans tous les domaines, de la pédagogie, du secourisme, des pratiques professionnelles d’intervention, des techniques de défense et d’interpellation, des conditions juridiques d’emploi de la force, des techniques d’optimisation du potentiel, la compétence collective de l’unité est reconnue en France et à l’étranger par de nombreux sachants.

Evidemment, cela me ravit que le CNTIS soit devenu un service de référence auquel les magistrats, les avocats, les conseillers techniques zonaux TSI font appel dès qu’ils ont une interrogation pédagogique, ou ont besoin d’une justification technique ou tactique.

Diriger le CNTIS, je ne le savais pas encore au départ, c’est s’immerger totalement dans une vie professionnelle différente. Faire face aux critiques, défendre les intérêts de l’institution, avancer, moderniser, sans toutefois jamais espérer une quelconque reconnaissance des uns ou des autres. C’est ainsi.

J’ai ainsi du apprendre à communiquer avec plus de modération avec les formateurs, recevoir les instructions de ma direction et les distiller savamment au sein du service afin d’organiser humainement, en bon père de famille, un fonctionnement pédagogique, budgétaire, logistique et la vie du service sans jamais compter mes heures supplémentaires.

Notez bien que je ne me plains absolument pas. Au CNTIS, comme sur mes postes précédents, j’ai toujours acquis de nouvelles compétences que je compte bien continuer à partager, longtemps encore, avec des agents publics, territoriaux ou privés sur mes prochains postes ou emplois.

Vous quittez la Police nationale avant l’âge de la retraite officiellement programmée.
Est-ce indiscret de vous demander pourquoi ?

Je ne peux pas, je ne sais pas, rester oisif sans avoir en tête un nouveau projet. Je suis sans cesse en train d’améliorer les dispositifs de formation existants. J’aime moderniser, sortir des sentiers battus, créer. Je veux continuer à enseigner.

Si je deviens effectivement à 54 ans un jeune retraité de la fonction publique d’état, ce n’est que pour rester actif au profit d’un plus large public.

Je suis convaincu que la sécurité publique de la prochaine décennie va changer de visage. Je perçois une mutation dans les acteurs de terrain chargés du maintien de la sûreté et de sécurité.

La police nationale et la gendarmerie sont peu à peu rattrapés en terme d’effectifs et de moyens par d’autres institutions territoriales ou privées.

Le phénomène s’est accéléré ces dernières années en France et dans les autres pays européens. De nombreux facteurs influent ces changements mais bien entendu les évènements terroristes trop fréquents en sont des accélérateurs. Les politiques nationales, territoriales et locales de sécurité mises actuellement en œuvre me permettent d’en être convaincu.

Alors, tant qu’il est temps, tant que je suis performant dans mes domaines de compétences, je m’engage dans le développement de dispositifs de formation des autres acteurs de la prévention et de la sécurité publique.

A mon humble niveau, je pense pouvoir leur être utile. En oeuvrant au sein d’équipes et de réseaux nationaux déjà établis et reconnus, je souhaite devenir un des maillons influant sur l’harmonisation des pratiques professionnelles d’intervention, justes, sécuritaires et opérationnelles, des agents de terrain, qu’ils soient indistinctement employés par une municipalité, l’état ou une entreprise de sécurité.

Enfin, outre mon irrépressible activité et ma perception de ce que va possiblement devenir la sécurité publique, j’estime avoir une dette morale de transmission : Ce que j’ai appris au sein de la police nationale au cours de ma carrière (33 ans) ne peux pas s’en aller avec mon départ à la retraite et ainsi s’éteindre.

Je dois tout mettre en œuvre pour le retransmettre. C’est ma dette.

Quelles seront vos activités dès le 6 avril 2021 ?

A partir du 6 avril, date officielle de ma radiation des cadres, je rejoins donc de nouvelles fonctions au sein d’un  groupe de formation qui m’invite depuis plusieurs années à rejoindre ses équipes. J’ai toujours décliné l’offre puisqu’au service de la police nationale jusqu’à lors. Aujourd’hui, vous l’avez compris, parce que je peux être utile, j’ai finalement accepté le poste que l’on m’offre, celui de directeur pédagogique.

Avec le recul, avez-vous des messages à faire passer… 

  • Aux citoyens ?

Je vis dans un beau pays, je suis fier d’être français. Je suis chanceux d’avoir la vie que j’ai, d’avoir des droits, des devoirs et de concourir, même si je ne suis plus officiellement policier, à la préservation de nos libertés et de nos droits.

J’ai mal lorsque les institutions sont critiquées et injustement pointées du doigt par la population, lorsque les gens se plaignent au sujet de leur « bobologie ».

Nous traversons depuis plus d’un an une crise sanitaire majeure, des chose graves se passent dans notre pays et j’ai le sentiment qu’après une solidarité des premiers instants, chacun fini par se regarder le nombril sans être capable d’aider ceux pour qui la vie s’effondre.

Mon message est le suivant : restez solidaires les uns des autres, restez optimistes, croyez en votre bonheur et soyez conscient qu’ailleurs… c’est sans doute pire qu’ici.

  • Aux institutionnels ?

Je vous l’expliquais, la police nationale est une belle, très belle institution. Elle souffre également de changements notables depuis 30 ans. Le niveau du recrutement, les motivations des recrues des différents corps, les activités font que le métier change sans cesse et doit s’adapter, avec sens, à l’évolution de la société.

Mais cette institution est composée par des femmes et des hommes passionnés, passionnants qui font de leur mieux au quotidien pour concourir à la sécurité des citoyens qu’ils ne connaissent pourtant pas. Je trouve ce métier noble comme d’ailleurs bien d’autres au sein desquels des hommes et des femmes viennent en aide à leurs concitoyens : Les médecins, les pompiers, les infirmières, les bénévoles, les militaires, les gendarmes, les enseignants, les éducateurs, les soignants,… sont des gens que j’admire.

La question traditionnelle … quels sont vos loisirs/passions ?

Avant de vous parler de mes loisirs, je veux d’abord mettre en lumière des personnes sans l’aide, la bienveillance et la compréhension desquelles ma vie personnelle et professionnelle n’aurait pas été ce qu’elle a été.

Si effectivement j’ai consacré beaucoup de temps à mon travail au cours de ma carrière, aujourd’hui je souhaite retrouver ma famille et leur consacrer mon temps.

Ma femme, mes trois enfants, leurs conjoints, mes cinq petits enfants, mais aussi ma sœur, ma nièce et mon neveu, sont ma famille. Sans oublier ma belle-famille à laquelle je tiens beaucoup !

Je vais dorénavant organiser ma vie pour partager plus encore avec eux des moments de rire, de plaisir, d’échange. Être présent et nous retrouver plus souvent.

Merci, vraiment, sincèrement, à ma femme et à mes trois enfants qui m’ont soutenu tout au long de ma carrière à l’occasion de moments pas toujours faciles.

Parlons à présent de mes loisirs… Immédiatement je pense aux voyages.

Ma plus belle destination est incontestablement un paradis sur Terre… la Nouvelle-Calédonie ! Qui me donne toujours, à chaque fois envie d’y retourner.
J’ai à ce propos un projet professionnel en cours. J’espère qu’il se concrétisera.

Il y a bien sur la beauté des paysages, mais il y a surtout les gens, leur gentillesse, leurs coutumes, leur histoire. C’est ce qui rend cet endroit unique et beau.

Que dire aussi de Bali. Un moment de vacances inoubliable pendant lequel je me suis émerveillé à la fois de petites choses, de petits riens et de l’immensité des paysages.

Quelle belle empreinte j’ai gardé de ce voyage !

Il y eu évidemment d’autres destinations. Ce que j’aime c’est le dépaysement que les voyages et les séjours offrent. S’immerger ailleurs c’est passionnant.

Professionnellement il y a eu aussi des missions plus ou moins longues notamment au Mexique à Monterey, au Guatemala à Guatemala city, au Venezuela à Caracas,…

Là aussi j’ai eu l’occasion de rencontrer des policiers, des femmes et des hommes extraordinaires. Des rencontres marquantes avec des collègues formidables qui font face avec courage à une violence extrême au quotidien, et avec parfois très peu de moyens.

S’agissant des activités sportives, si j’ai longtemps pratiqué des sports intenses ou de contact, aujourd’hui mes hobbies sont beaucoup plus doux et calmes qu’avant… Marche, randonnées, bricolage et lecture (quand j’ai le temps), me font du bien et me reposent. J’avoue avoir très envie de me mettre au golf…

S’agissant de la lecture, j’avoue préférer parcourir des ouvrages techniques traitant d’armement ou des sciences de l’éducation que des romans ou des ouvrages littéraires.

Enfin, la musique pour moi c’est bien évidemment des groupes et des chanteurs que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… En tête de file, Phil Collins, Genesis, Santana, Barclay James Harvest, Peter Gabriel, Peter Ciccotti, bref Rock, Blues, Jazz.

Un dernier mot avant de nous quitter ?

C’est une nouvelle orientation professionnelle et personnelle que je prends.
Je vais pouvoir profiter de ma famille bien davantage que je ne l’ai fait durant toutes ces années dédiées à la Police nationale.

Aussi, je lance l’idée d’un rendez vous prochain, peut être lors des prochaines vacances, à toute ma famille, pour un séjour dans le sud du Portugal, en Algarve, comme au bon vieux temps où personne ne portait de masque… Au programme : Villa, Piscine, Plage, balades, restau.

Encore un bel endroit sur terre avec de chouettes moments !

Enfin peu accoutumé à la mise en lumière en tant que policier, je veux vous remercier Valérie pour la publication de cet article qui permet évidemment de dévoiler la face souvent cachée de la police nationale qu’est la formation.

Alvaro FERNANDES partage avec nous quelques photos

Miss Konfidentielle vous souhaite une pleine réussite dans vos projets !


Notes importantes

Il est obligatoire d’obtenir l’autorisation écrite de Valérie Desforges, auteur de l’interview, avant de reproduire tout ou partie de son contenu sur un autre media.

Il est obligatoire de respecter les légendes ainsi que les copyrights des photos :
Photo en Une : Interview de Alvaro FERNANDES – Chef du Centre National des Techniques et de Secourisme – police nationale – sur misskonfidentielle © Mathieu BIZEUL
Photos en fin d’interview : Interview de Alvaro FERNANDES – Chef du Centre National des Techniques et de Secourisme – police nationale – sur misskonfidentielle © Alvaro FERNANDES

3 commentaires
  1. Gerard VALLE dit

    Super bonhomme M. Alvaro FERNANDES !

    Bonsoir Alvaro,

    1/ nous avons des points communs… :

    Riches d’engagements… Nlle Calédonie, vu, Nouméa , Poindimié, pour moi…Para ? Le 3eme RPIMA, pour moi et La Légion, par hasard et chance en Opex… Etc… Des valeurs ? Oui, les mêmes !

    2/ nous avons des différences :

    Policier pour l’un et Gendarme pour l’autre… Même métier, mêmes combats !
    Alvaro à la retraite : oui ! Bientôt , pour moi, cette année… Reconversion ? Oui, je ne peux pas rester inactif ! Formation, aussi… Mais des domaines distincts…

    3/ on pourrait être “copains”, associés, bosser ensemble ?

    Oui, probablement, mais…. un portugais (lui) et un espagnol (moi)…. héréditairement parlant “ça peut pas le faire… ” difficile même si nous sommes tous les deux des ibéres… Ou bien nous oublions nos racines et nous souvenons que nous sommes français, tout simplement !

    M. FERNANDES ! Alvaro ! que fait-on ? On met de côté l’histoire du Portugal et de l’Espagne et de leurs conquêtes … fratricides ? On devient “amis ” ? Je veux bien… Mais pas des amis virtuels… OK ?

    Félicitations ! M. Alvaro FERNANDES ! Bon vent !
    Merci Valérie pour relayer ma demande vers…. la Lusitanie et ce super Lusitanien …!

    1. Valérie Desforges dit

      Cher Gérard, c’est toujours un plaisir de vous lire ! Intelligence, humour et espièglerie réunis.

    2. Alvaro FERNANDES dit

      Bonjour Gérard,
      J’ai adoré lire votre message. J’ai aussi beaucoup aimé les quelques idées clairement exprimées qu’il contient.
      Si effectivement la forme de la prose se rapporte au personnage, alors oui, nous devons absolument nous rencontrer pour évoquer, certes notre passé, mais sûrement l’avenir.
      Vous avez bien lu, je ne peux pas, je ne sais pas rester inactif… Alors la formation, oui, c’est le créneau dans lequel je m’engage.
      Vous m’indiquez que nos domaines d’enseignement sont distincts. Mais je dis “tant mieux!”. La complémentarité de compétences c’est ce qui justement rend forte une équipe.
      Mais je vais bien vite en besogne… que faire de nos origines? 🤣 Elles sont bien là, en nous… viscéralement encrées dans nos gènes et nos souvenirs. Mais aujourd’hui, après deux belles carrières pour l’un et pour l’autre à défendre de précieuses valeurs françaises, nous pouvons nous considérer comme français! Viscéralement et à coeur vaillant! (bon même si des fois, j’ai du mal… et que je fais mon pépère ronchon…).
      Alors, voilà, la question est aussi posée de mon côté : On se rencontre “invirtuellement” comment et quand?
      Le plus simple, le plus facile est que je vous contacte en mp sur Linkedin et que je vous communique mes coordonnées. Qu’en pensez-vous?

      Ah, j’allais oublier… Des vieux de la vieille comme nous, avions pour coutume, il y a encore quelques années, de nous tutoyer parce qu’on faisait le même job. On n’avait pas tout à fait le même uniforme mais on était fait à partir du même moule. On fait comme à l’époque?

      Bien à toi Gérard et à très vite.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.