by Valérie Desforges

Airpocalypse Now

La pollution atmosphérique nuit à notre santé en ce moment même et les gouvernements, les marques et les consommateurs sont prêts à réagir tandis que la législation post-Paris entre en vigueur et que les lobbyistes écolos font pression pour de nouvelles mesures, les consommateurs commenceront à prendre conscience du danger et à investir davantage dans le genre de produits de protection contre la pollution que nous voyons en Chine (y compris des masques, des puri cateurs d’air, des soins de beauté et des plantes), tandis que les marques s’efforceront de faire partie de la solution, et non du problème.

Les consommateurs prennent conscience du tueur qui rôde, avec l’Organisation mondiale de la santé qui rapporte que 4,3 millions de décès chaque année sont imputables à l’exposition à la pollution domestique de l’air (intérieur) et que 3,7 millions de décès chaque année sont imputables à la pollution de l’air extérieur. De plus, il ne s’agit pas d’un problème étranger exclusif à l’Asie : la pollution atmosphérique tue chaque année 48 000 personnes en France (Agence de santé publique, France), 9 500 Londoniens (King’s College, Londres) et 400 000 personnes en Europe (Agence européenne de l’environnement).

Nous prévoyons que les consommateurs européens suivront l’exemple de la Chine. La recherche de Mintel révèle que posséder des masques (83 %) et des puri cateurs d’air (58 %) est une préoccupation majeure en Chine et que l’utilisation de plantes d’intérieur (52 %) et le suivi de l’indice de qualité de l’air (33 %) pour lutter contre la pollution sont des comportements courants. Pendant ce temps, en France, 41 % des consommateurs conviennent que l’environnement (c.-à-d., la pollution) affecte la peau, suivis de 37 % en Italie, 35 % en Allemagne et 28 % en Espagne.

Avant le premier état des lieux statistique en 2018, les gouvernements européens commenceront à mettre en œuvre certaines des mesures préconisées lors du sommet sur le climat de Paris. Cela comprendra des programmes de plantation pour le « verdissement urbain », une sévérité accrue à l’égard des véhicules anciens, l’incitation de l’achat de voitures électriques et des programmes de construction utilisant des matériaux de construction qui luttent chimiquement contre la pollution. Le lobbying constant de Greenpeace auprès des gouvernements pour les inciter
à prendre des mesures plus drastiques et plus immédiates avec des campagnes très publiques permettra également d’éduquer les consommateurs sur les dangers et les produits de protection qu’ils peuvent acheter.

À Londres par exemple, une surtaxe de 10 £ sur les émissions de la plupart des véhicules immatriculés avant 2006 qui pénètrent dans le centre-ville est proposée pour 2017, mais les lobbyistes font pression pour une interdiction totale des véhicules diesel dans les zones les plus polluées. À Paris,l’action a été plus stricte et urgente : à partir de juillet 2016, toute voiture immatriculée avant le 1er janvier 1997 est interdite de circulation dans toutes les rues de la ville pendant la semaine entre 8h et 20h. La Norvège est allée encore plus loin, interdisant la vente de toutes les voitures à base de combustibles fossiles d’ici 2025.

Source : Mintel

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