by Valérie Desforges

Interview de Didier BERGER, Chef de l’OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels)

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Le 28 août 2021 – Miss Konfidentielle a partagé un moment fort instructif et agréable avec Didier Berger, chef de l’OCBC, l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Un Office qui gagne à être connu tant les enjeux sont de taille. Une manière de faire le pont entre l’équipe efficace de l’OCBC avec le grand public, le milieu de l’art, la police, la gendarmerie, la justice … Nous sommes tous concernés de prêt ou de loin aux sujets. 

Bonjour Didier,

Et si nous commencions par quelques mots qui vous viennent spontanément à l’esprit ?

(sourire) Cela me convient très bien.
Je vais commencer si vous le souhaitez par évoquer le poste que j’occupe aujourd’hui depuis 3 ans désormais.

Je quittais la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN) lorsque je suis arrivé, le 1er août 2018, à la tête de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels.
Cette affectation a été un événement important dans ma carrière, je l’ai vécu comme une preuve de confiance de la part de mes supérieurs mais aussi comme un nouveau challenge à relever par la prise d’un nouveau commandement dans l’exercice de la police judiciaire.

En arrivant, j’ai découvert un nouvel environnement professionnel qui m’a permis de vivre au quotidien la complémentarité entre les services de police et de gendarmerie.

J’ai très rapidement perçu le caractère atypique de ce poste, puisque placé au sein de la direction de la Police Nationale, il demeure aussi le seul poste de chef de service d’enquêtes à compétence nationale de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) confié à un officier de Gendarmerie. Je suis aujourd’hui parfaitement intégré à ce dispositif.
Cette particularité remonte à 2003 à l’époque où Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait validé cette modification quant au statut du chef de l’OCBC. Cet Office travaillait très régulièrement avec les unités de gendarmerie afin de lutter contre les phénomènes de vols dans les églises et les châteaux.

Le trafic des biens culturels a évolué en France et à l’international… racontez-nous

En effet, en 1975, lorsque l’OCRVOA (ancienne appellation de l’OCBC) a été créé, son activité reposait pour beaucoup sur la lutte contre la délinquance d’appropriation. Les objets culturels dérobés étaient essentiellement ciblés au sein des musées, des églises et des châteaux. Ces vols étaient souvent commis par des délinquants chevronnés agissant majoritairement sur commande et après avoir parfois identifié des filières d’écoulement à l’étranger. Je pense aux Pays-Bas, à la Belgique, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis par exemples.

Aujourd’hui, le trafic a évolué dans sa typologie. Même s’il demeure toujours une réalité, il est devenu moins perceptible. Les vols ont progressivement diminué, et sont désormais davantage commis par opportunité. Pour autant les enjeux financiers inhérents au trafic des biens culturels sont toujours extrêmement importants, ce dernier relevant plutôt de la délinquance astucieuse.

L’OCBC a su ainsi s’adapter à cette évolution et actuellement, la majorité de ses dossiers se rattache à ce type de délinquance plus sournoise, même si nous continuons naturellement, à nous engager lorsqu’un vol important est commis.
Le marché de l’art parisien demeure le marché le plus important en France, à ce titre, il est menacé par des individus mal intentionnés maitrisant parfaitement les rouages du blanchiment d’argent, notamment à l’échelle internationale. Les escroqueries à travers les faux en œuvre d’art constituent selon moi, la principale menace pesant sur le marché. Ce dernier étant marqué par une forte spéculation, les escrocs exploitent la crédulité des acheteurs en quête d’opportunité et qui ont parfois tendance à être aveuglés par l’esthétisme d’un objet tout en manquant d’esprit critique quant à son origine ou à son authenticité.

A noter qu’on peut aussi constater que des objets authentiques peuvent être associés à de faux documents servant à masquer leurs origines frauduleuses. Dans le domaine du faux, l’imagination des escrocs n’a aucune limite. Cette délinquance est devenue ainsi plus discrète, plus difficile à décrypter, le marché de l’art étant très marqué par le secret des affaires dans lequel l’aspect international participe à l’opacité du marché.

Nos enquêtes mettent parfois en évidence des comportements déviants parmi certains acteurs du marché de l’art issus de pratiques professionnelles bien ancrées. Vous vous souvenez peut-être de l’affaire des « cols rouges » de Drouot (2009) et du scandale des « faux meubles XVIIIème » (2016) à la plaine Monceau (*).

(*) : Bergère de Mme Élisabeth photographiée dans l’appartement du capitaine des gardes du château de Versailles © Guy Boyer

Les potentialités offertes par internet ont eu un effet démultiplicateur sur la présence de faux proposés sur le marché via l’utilisation des faux certificats.

Comme je l’ai déjà évoqué, il s’agit d’un trafic doté d’enjeux de dimension internationale dans lesquels des individus particulièrement organisés, très proches du marché, parviennent à écouler des objets en masquant leur provenance.

Les enquêtes ont un certain effet sur les comportements des escrocs qui sont forcés d’évoluer dans leurs pratiques. Ces derniers savent ainsi s’adapter aux évolutions du marché afin de capter de nouvelles victimes. Aujourd’hui nous savons que l’art contemporain attise des convoitises et demeure à ce titre particulièrement sensible.
Les enjeux financiers peuvent atteindre des montants supérieurs au million d’euros.

Au-delà de la place parisienne, je demeure convaincu que le trafic concerne aussi les marchés situés en province, avec des professionnels et des acheteurs peut être moins sensibilisés au risque de fraude.

Au regard de la portée internationale de nos enquêtes, les enjeux diplomatiques sont à prendre en considération et nous nous attachons à développer des relations de confiance avec les autorités dédiées à la lutte contre le trafic d’objets pillés. A leur contact, nous sentons un véritable attachement à leurs objets archéologiques pillés depuis de nombreuses années, qui constituent un patrimoine identitaire extrêmement important dans le contexte de crise qu’ils peuvent parfois traverser. Ces objets sont des vecteurs de mémoire pour ces populations, certains responsables évoquent même la notion d’ADN patrimonial.

L’actualité brûlante en Afghanistan, doit bien évidemment nous alerter quant au risque de pillage et de revente d’objets archéologiques sur les marchés occidentaux dans plusieurs années en ayant recours à des origines maquillées.

L’OCBC répond à de nombreuses sollicitations pour former des enquêteurs de ces pays. Nous nous rendrons prochainement en Egypte, et nous avons des projets très avancés avec les autorités libanaises et chypriotes.

L’OCBC s’engage aussi bien évidemment contre le trafic archéologique en France.
Le ministère de la Culture par le biais des directions régionales des affaires culturelles (DRAC)…est mobilisé contre les individus qui utilisent les détecteurs de métaux de manière illégale en pillant parfois des sites archéologiques protégés. Dans ce cadre, l’OCBC, par ses compétences et son expertise, répond à toutes les sollicitations d’enquêteurs des services de police ou d’unités de gendarmerie, en proposant un appui adapté à chaque enquête.

En tant qu’Office central, l’OCBC se doit naturellement d’être à l’écoute et en appui des enquêteurs confrontés à des problématiques liées au contentieux du trafic des biens culturels sous toutes ses formes. Dans ce cadre, nous avons travaillé récemment à la réalisation d’une plaquette qui a pour vocation de présenter les missions et l’activité de l’office. J’invite vos lecteurs à la consulter. Je pense qu’elle est claire et synthétique.

Plaquette de l’OCBC sur misskonfidentielle.com

En cela, avez des messages à faire passer ?

Je souhaite faire passer un message de sensibilisation et d’information à l’égard de l’ensemble des acteurs qui peuvent être intéressés par la thématique. Beaucoup ont une vision ancienne de cette délinquance et ignorent la réalité du trafic tel qu’il se décline aujourd’hui alors que les enjeux financiers et patrimoniaux sont très importants.

Nous organisons des stages de formation d’une semaine à destination d’une trentaine de magistrats français chaque année en lien avec l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) et au profit d’une vingtaine d’enquêteurs sur demandes spontanées.

Ces stages sont très importants car ils nous permettent de développer un réseau d’enquêteurs et de sensibiliser les magistrats. Nous avons le souhait de développer les stages afin de développer nos capteurs au niveau local et qu’ils puissent décrypter les signaux faibles de cette délinquance qui demeure malgré tout peu visible pour les enquêteurs non sensibilisés.

Je réfléchis d’ailleurs à explorer la piste des réservistes pour renforcer ce réseau au plan local.

  • J’en profite pour m’adresser aux acheteurs de biens culturels…

Comme je l’ai déjà évoqué, il est important de ne pas confondre l’esthétique d’un objet et son authenticité.
Beaucoup d’objets peuvent être des supports d’escroquerie sculptures, tableaux, antiquité, bronze …
Le recours à de faux certificats ou de fausses collections permet de blanchir leur origine frauduleuse. Ce procédé met en évidence l’importance du rôle des experts au sein du marché de l’art. Ces derniers sont des acteurs déterminants pour lutter contre ce phénomène.

Enfin, nos enquêtes révèlent parfois que certaines victimes d’escroquerie préfèrent, au lieu de déposer plainte, demander un remboursement auprès du vendeur indélicat, ce que ce dernier accepte, évitant ainsi de rendre des comptes à la justice.
Le vendeur se retrouve ainsi avec le bien frauduleux entre les mains et cherche une nouvelle victime.
Ce comportement profite malheureusement aux faussaires. Seule une enquête judiciaire permet de mettre fin aux agissements des escrocs et de limiter ainsi le nombre de victimes.

  • Et à la police et la gendarmerie 

L’OCBC a le souhait de renforcer son travail en co-saisine avec l’ensemble des services de Police et de Gendarmerie implantés en région car les comportements déviants constatés au sein du marché de l’art parisien existent très probablement aussi en province.

Mon souhait est de mettre davantage notre compétence et notre savoir-faire au service des enquêteurs en France et parfois aussi à l’étranger.
Nous travaillons avec l’Italie qui est très sensibilisé sur ce sujet au regard de sa richesse patrimoniale, plus de 250 carabiniers sont affectés dans un service spécialisé, nous échangeons régulièrement avec l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, Chypre… La Bulgarie vient d’ailleurs de créer un service d’enquête, afin de protéger son patrimoine archéologique qui subit des vols importants. Les Etats-Unis sont montés en puissance, notamment au sein du FBI et du HSI suite aux pillages archéologiques constatés lors du conflit en Irak.

Quels sont les marqueurs qui vous ont menés au poste de Chef de l’OCBC ?

J’ai eu la chance d’avoir eu plusieurs marqueurs.

Après un bac B, j’ai intégré une faculté de science éco à Lyon où j’ai obtenu une maîtrise de gestion.

A l’époque, le service militaire était obligatoire. Je me suis senti à ma place et c’est ainsi que j’ai fait partie de la 12ème promo des Officiers de Réserve de la gendarmerie en 1993. J’ai commencé comme aspirant puis j’ai orienté ma carrière professionnelle dans cette voie.

J’ai passé le concours d’officier pour les OR titulaires d’un bac+4 en 1994.

La première année de scolarité à l’EOGN est marquée par une formation très militaire, en tant qu’universitaire. J’avoue que j’ai vécu cet enseignement parfois dans la douleur physique et mentale, mais avec le recul, celle-ci s’est révélée extrêmement formatrice et m’a beaucoup servi pour la suite de ma carrière.

En seconde année, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt et de passion les cours de procédure pénale. Ces cours ont donné du sens à mon engagement dans la Gendarmerie, celui « d’arrêter les voleurs ».

A ma sortie d’école en 1996, aucune d’affectation en section de recherches n’est offerte aux élèves officiers.
Je décide une affectation à l’escadron de gendarmerie mobile de La Réole (Bordeaux). J’ai 26 ans, je commande un peloton d’une trentaine de personnes. Cette expérience est extrêmement formatrice au plan personnel et professionnel, elle permet de s’endurcir au commandement et de formaliser un cadre dans les relations avec les personnels militaires.

A l’issue, je rédige une fiche de vœux dans laquelle j’exprime mon souhait de servir en section de recherches, afin notamment de lutter contre la délinquance financière.

Mon profil était justement recherché notamment en raison de mon diplôme de gestion. J’ai été parmi les premiers officiers à commander un groupe d’enquête spécialisé en délinquance financière, celui de la section de recherches de Paris.

Pendant 4 ans, je côtoie des enquêteurs avec des profils très divers et des caractères très marqués liés à une très forte expérience. Je m’aperçois que mon précédent poste en gendarmerie mobile m’aide à commander ces enquêteurs notamment dans les moments les plus complexes inhérents au traitement d’enquêtes sensibles.

J’apprends aussi que les relations avec les magistrats peuvent être parfois délicates. L’importance des relations humaines avec les enquêteurs, les magistrats, les victimes, les médias vont bien au-delà du cadre fixé par le code de procédure pénale.

J’ai eu la chance de croiser des chefs avec lesquels j’ai toujours entretenu des relations de confiance.
A cette époque-là justement, mon chef me conseille de demander une affectation dans une compagnie de gendarmerie départementale pour consolider mon expérience et découvrir un autre aspect de la gendarmerie.

En 2003, je pars commander la compagnie de gendarmerie de Melun, en Seine-et-Marne où je reste 4 ans.
J’appréhende une nouvelle facette du métier liée à l’ordre public mais aussi les relations avec les élus et l’autorité préfectorale. J’avais 160 militaires répartis sur 10 unités sous ma responsabilité avec toute la richesse que peut apporter ces relations humaines. Ce poste était autant exigeant que passionnant, je garde un excellent souvenir de ces années qui allient à la fois une approche opérationnelle et humaine du commandement.

Le volet humain a toujours été très présent dans mon esprit. J’ai d’ailleurs en mémoire un excellent cours de sociologie des organisations suivi en 4ème année de fac qui mettaient en exergue l’importance des relations humaines et l’intérêt de susciter l’adhésion des salariés dans la conduite de projet et dans la recherche de performance d’une entreprise ou d’une administration.

En 2007, je réussis le concours d’entrée à l’Ecole de Guerre.
Cette année particulièrement riche et très dense a été ponctuée par de nombreuses visites et immersions dans des unités du ministère de la Défense. Le partage de valeurs communes avec mes camarades des autres armées demeure un excellent souvenir.

A l’issue, je rejoins pendant 3 ans la DGGN en tant que chef de section au sein de la sous direction de la police judiciaire.
J’appréhende l’approche stratégique et l’importance du décloisonnement dans la conduite des projets. Une ouverture très formatrice qui me permet de mettre en perspective les enseignements tirés de mes précédentes affectations et de prendre en compte l’approche transversale des enjeux de sécurité.

En 2011, je pars commander la section de recherches de Reims.
Je ne connaissais pas bien cette région, au bilan j’y ai passé 4 très belles années.

C’était très intense, chaque fait grave sur lequel la SR était engagée demeurait toujours une remise en cause et une épreuve d’humilité. Aucune enquête n’était facile. La cohésion du groupe d’enquêteurs de la SR renforcés par ceux des groupements de gendarmerie de la région champagne ardennes s’avérait déterminante pour la réussite des enquêtes. Chacun se mettait au service du collectif, c’était très important !

Cette cohésion est un facteur clef de succès dans la lutte contre la délinquance marquée par une certaine porosité entre la délinquance de proximité et la criminalité organisée itinérante.

J’en profite pour remercier mes chefs de la confiance et de l’appui qu’ils m’ont apporté durant cette période.

En 2015, je reviens à la DGGN au sein de la même sous-direction comme chef du bureau des affaires criminelles. Je confirme mes précédentes impressions sur les enjeux sécuritaires, politiques, médiatiques… C’était l’époque de l’explosion des chaînes d’information en continu.
Ainsi l’exercice de la police judiciaire présentait un intêrêt important pour ces chaînes. La prudence était de mise afin préserver le secret de l’enquête tout en valorisant les capacités de l’institution à lutter contre la délinquance.

Et nous revenons doucement à la date du 1er août 2018, date à laquelle vous intégrez un nouveau milieu, celui de l’OCBC en tant que Chef

Exactement (sourire).

Ce poste constitue un retour à l’opérationnel sur une thématique partagée en interministériel avec le ministère de la Culture et ponctuellement avec le ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Il s’agit d’un sujet sur lequel beaucoup de choses restent à faire.

L’activité de l’Office fait aussi l’objet d’un intérêt médiatique important.

C’est aussi l’apprentissage du fonctionnement interne de la DCPJ doté de moyens d’investigation très efficaces. Un commandement exigeant et riche à tous points de vue.

Avec le recul, comment percevez-vous votre parcours ?

Tout s’est enchaîné de manière progressive et cohérente depuis le début de ma carrière. Je le dois en grande partie à mes supérieurs qui m’ont toujours soutenu et poussé à aller de l’avant. Ils ont joué un rôle déterminant dans mon évolution, et ont toujours été de bons conseils.

Chaque poste a été l’occasion d’une remise en cause enrichissante et j’ai aussi eu la chance de travailler avec des personnels remarquables dans mes différentes affectations.

A mon sens, la relation de confiance avec son environnement professionnel est déterminante pour évoluer et essayer d’apporter une plus value dans les postes occupés.

Quelle place accordez-vous à votre vie personnelle ?

En dehors du cadre professionnel, je profite surtout de ma famille. J’ai quatre enfants et cela prend énormément de temps (sourire).

Je me suis mis au tennis avec mes enfants, ce qui n’est pas toujours simple car ils sont bons ! (rire)
Le tennis en compétition est un sport très formateur et exigeant sur le plan mental.

Il est important de trouver le juste équilibre entre la vie professionnelle et vie personnelle, surtout dans le contexte actuel. Je pense qu’il faut rester confiant en l’avenir et continuer à avancer quelque soient les difficultés.

Un remerciement à Didier Berger qui a pris le temps de tout expliquer à Miss Konfidentielle avec pédagogie, bienveillance et humilité afin de vous permettre de découvrir plus avant son univers.


Note importante

Il est obligatoire d’obtenir l’autorisation écrite de Valérie Desforges avant – de reproduire tout ou partie du contenu de l’interview sur un autre support, – d’utiliser la photo de l’interview.

2 commentaires
  1. Daniel K. dit

    Bonjour,
    un office qui méritait effectivement d’être valorisé et par cette interview de Miss Konfidentielle nous découvrons son chef.
    J’avais lu que selon l’UNESCO, le trafic d’art serait le troisième trafic au monde, derrière celui des armes et de la drogue, l’OCBC pourrait de fait bénéficier d’effectifs supplémentaires comme nos homologues Italiens…!

    Une carrière bien remplie pour le colonel Didier BERGER, avec ce profil PJ passé dans des unités de recherches et à la DG. Comment ne pas prolonger dans cet office, mais sans oublier le côté famille.. je lui souhaite de nombreuses réussites dans sa fonction et un avenir sur une liste d’aptitude..

    Bravo Valérie pour cette diversité de sujets par la présentation de responsables venant de différentes institutions.

    1. BERGER dit

      Merci Daniel pour votre commentaire très sympathique suite à la parution de cet interview. Il est très difficile aujourd’hui de quantifier précisément le trafic illégal de biens culturels car très peu de pays dans le monde bénéficient d’indicateurs statistiques fiables sur ce sujet précis. Il s’agit là d’une piste qui reste encore à explorer pour valoriser le travail d’investigation et apprécier le préjudice subi par les victimes. Bonne continuation.

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